24/05/2009
He's alive!!
A la demande de Lawrence, je redonne vie (pour combien de temps?) à ce blog pour quelques nouvelles.
Quelques changements en 16 mois, mais pas tant que ça!
Un mariage en juillet, tel qu'on se l'imaginait avec ma douce, un merveilleux souvenir entouré de la famille et des amis. Pas d'enfant en vue pour l'heure et on n'est pas pressés!!
Côté boulot, après un semestre en unité, dans l'infanterie, puis les urgences (pas mal) et la pédiatrie (maladies métaboliques et génétiques, très adapté pour un généraliste militaire..), me revoici en unité pour 3 mois. Le choix de première affectation est fait, ce sera infanterie pour moi, à compter du 1er décembre, en région nord est. Donc après les 3 mois de mon actuel stage, direction Marseilles pour 3 mois de cours pour le "brevet de médecine des missions extérieures", grosso modo de la médecine tropicale et de la prise en charge médicale en situation dégradée.
J'en suis donc à l'heure du bilan de mes études, et plutôt satisfait de la formation, surtout concernant la partie militaire. Ces derniers mois les sessions de cours se sont enchainées, épidémio (une semaine, pas passionant mais bon...), humanitaire (une semaine, vraiment pas passionant), blessé de guerre (une semaine théorique, une semaine pratique, vraiment bien).
Il me reste encore à me refaire une condition physique potable après un internat qui m'a laissé sur les rotules. Heureusement mon emploi du temps en unité m'en laisse largement le temps, donc c'est reparti pour les footing, la natation, le vélo, etc... Objectif: être en forme pour les premières missions, qui ne devraient pas tarder, à priori dès mi-2010.
Et la thèse dans tout ça? C'est marrant je me pose la même question!
9 ans d'études, c'est quand même long...
20:07 Publié dans ma vie mon oeuvre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
02/02/2008
des patients et des hommes (carnaval 1)
(premier épisode du carnaval des blogs médicaux, sur le thème "relation soignants-soignés")
La relation soignant soignés possède quelques particularités dans mon milieu d'exercice. En effet, je vie une bonne partie du temps avec mes patients, je travaille avec eux, je mange avec eux, et je suis amené à partir en manoeuvre et en opération extérieure avec eux. Dans ces dernères situations je serai alors leur recours obligé, n'ayant pas d'autres ressources médicale à leur disposition (je parle au futur pour les opérations extérieures, n'étant pas amené à en faire avant la fin de mes études).
Cette première notion, celle de recours obligé, change bien des choses. En effet, si mes patients n'ont pas confiance en moi, ils vont trainer les pieds avant de venir me voir, et cela peut conduire à des catastrophe. De mon côté, cette situation amène un surcroit de pression, étant dans l'obligation de résultat.
L'autre notion influant fortement les rapports entre mes patients et moi est que je suis aussi leur médecin du travail. Un médecin militaire possède aux yeux du militaire le pouvoir exhorbitant de leur retirer ses aptitudes diverses et variées, voire de le réformer. Cela pèse dans la relation, chaque consultation pouvant aboutir à une décision médico militaire marquant un tournant dans l'avenir professionnel du consultant. Là encore la pression est forte pour le praticien, personne ne souhaitant mettre fin à une carrière ou à des ambitions professionnelles.
Un médecin militaire, dans sa pratique quotidienne, doit donc gagner la confiance de ses patients potentiels. Je parle de patients potentiels car lors d'une visite annuelle, le consultant n'est pas malade (ou du moins il ne vient pas pour se faire soigner), il vient pour obtenir son certificat d'aptitude annuel. Et obtenir la confiance de quelqu'un qui ne vient que parce qu'il y est contraint n'est pas chose aisée.
La confiance va s'établir par des voies extrèmement variées. Et, autre particularité, la relation médecin patient ne se fera pas forcément lors d'une consultation. Lors d'un repas de service, lors d'activités cohésion, lors de manoeuvres, au cours d'une activité sportive, ... Nous sommes très souvent amenés à nous croiser de façon informelle. Mais chacun garde à l'esprit la place que chacun occupera lors de leur prochaine rencontre. Le travail du médecin sera alors un travail de sape, pour faire tomber petit à petit les défense de ce satané homme qui refus de devenir un patient. Et la victoire est en vue quand il nous glisse au hasard d'une rencontre au foyer "tenez docteur il faudrait que je passe vous voir un de ces jours pour mon pied. - Un de ces jours? On dit demain matin alors, je vous attends pour 10 heures". Rencontre qui du reste ne doit rien au hasard, tant il est vrai que nous provoquons le maximum de rencontres possibles afin de glaner des informations ô combien utiles que nous n'aurions pas pu avoir dans notre bureau. On nous voit ainsi lors de toutes les activités, sous couvert de cohésion, en réalité en traque permanente du patient qui s'ignore.
C'est là une autre particularité de ce milieu d'exercice, la relation médecin/pas-encore-patient, ou médecin/patient-qui-ne-sait-pas-qu'il-l'est.
Mais chut, ne le dites pas!
20:03 Publié dans la médecine | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
23/01/2008
touch me!
Cette note du Dr Coq, découvert aujourd'hui grâce à l'irremplaçable Lawrence, m'a rappelé une réflexion que je me fais régulièrement: les médecins examinent-ils encore leurs patients? Cette question revient à chaque fois qu'une de mes ouailles me regarde d'un air pour le moins étonné quand je lui demande de se déshabiller pour l'examiner. Il sont pourtant au courant qu'ils vont passer une visite médicale, mais ne s'attendent pas à être entièrement déshabillés. La plupart se contente d'enlever leur pull et de remonter leur t-shirt, et presque tous sont étonnés quand je leur demande d'enlever aussi le pantalon.
Et bien oui, j'avoue, je n'ai pas appris durant mes études à examiner des genoux, des hanches, un dos, des épaules, un coeur des poumons, une peau, des pieds, etc... à travers les vêtements. Le summum étant atteint quand je passe à l'examen des attributs de ces messieurs (pour ces dames je demande un courrier du gynéco pour attester de leur suivi), dont manifestement aucun médecin avant moi n'avait pris la peine de vérifier l'état. Le séminome, ça n'arrive pas qu'aux autres!! Certes nous faisons une médecine d'expertise, qui nous oblige à tout paser en revu, mais aussi et surtout une médecine de prévention visant à conserver l'état de santé de nos p'tits gars. Et ce point devrait être commun à tous les médecins.
Le problème étant qu'en cabinet de médecine de ville, devant la charge de travail, le médecin ne va pas s'attarder sur un jeune à priori en bonne santé, qui vient consulter pour son angine. Je peux très bien le comprendre, ne m'attardant pas moi même lors des consultations. Mais ces jeunes, de la même manière qu'ils viennent une fois par an chez moi en visite annuelle (ce qui me permet ensuite le reste de l'année de passer rapidement à l'objet de leur consultation) vont (ou allaient) chez leur médecin de ville pour leurs certificats divers et variés, excellent prétexte pour un chek-up complet.
Cela m'éviterait au passage de passer parfois pour un pervers...
11:35 Publié dans la médecine | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
30/11/2007
ménage de printemps en automne
en attendant l'hivers...
Ma dernière et illusoire tentative de lancement de nouveauté ayant échoué, j'ai publié toutes les notes écrites depuis deux mois, à peu près à leur date de rédaction.
Mais bon ça rempli pas une encyclopédie non plus!! En plus sur la note sur la Tunisie ça a un peu merdé pour les phoos. Tant pis je referai pas la mise en page de toutes façons!
03:28 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
11/11/2007
Dans la verte (2)
Premier bilan après une semaine en unité: déjà je m'y plait bien plus qu'à l'hôpital, même si je suis un peu paumé entre la médecne générale que je ne connais presque pas, les démarches administratives que je découvre, le monde de la médecine d'unité (et de la médecine d'aptitude) qui est aussi difficile à maitriser que ce que je pensais, et le milieu purement militaire d'un régiment d'infanterie avec lequel je me sens assez à l'aise pour l'instant.
L'accueil a été très bon, avec pour commencer le dimanche soir à mon arrivée une invitation chez le médecin présent cete semaine (l'autre étant en permission, de retours d'opération extérieure). La semaine est passée rapidement, entre les retours d'opération extérieure et les incorporations, avec quelques consultants au milieu. Pas mal d'administratif, mais aussi de la vrai médecine praticienne. En plus je vais pouvoir faire du suivi, en particulier avec l'incorporation de cette semaine. Je devrais aller en manoeuvre avec eux (et donc faire des consultations pendant ces manoeuvres), puis les revoir à la visite des 90 jours, et les suivre jusqu'à la fin de leur période probatoire (de 6 mois). C'est assez stimulant, de pouvoir enfin faire du suivi de patients. Et aussi assez stressant de se dire que leur avenir professionnel dépend en partie de notre bonne prise en charge et de nos décisions.
Mais bon je m'étais engagé pour tout ça et pour l'instant je suis satisfait de cette prise de contact, à suivre!!
03:20 Publié dans la médecine | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
20/10/2007
voyages (2)
Bon, je vous l'ai promis il y a un an, je commence à raconter mes périples. Dans le désordre, parce que j'ai pas toutes les photos sur mon portable et qu'accessoirement je fais qu'est ce que je veux!
Je commence donc par cet été, séjour de 15 jours en Tunisie.
J'y ai rejoint ma dulciné, en stage à l'hôpital militaire de Tunis durant un mois et demi, et deux amies, avec qui nous avons fait un petit tours du pays en voiture.
Nous avons commencé par un crochet à Bulla Regia et Dougga, deux sites romains vraiment splendides, le premier comprenant un ensemble de villas souterraines, le deuxième une ville romaine complète, construite sur un plateau légèrement incliné, dominant la vallée. Visite très sympa, malgrès la chaleur, le temps étant cependant rafraichi par des pluies intermittentes.
Après une nouvelle escale à Tunis, nous avons pour de bon démarré
le périple, avec un passage pour une nuit à Sousse, où on a surtout super bien mangé aux pieds des remparts de la médina, un couscous d'anthologie pour presque rien. Encore un passage par un site romain, El Jem, avec son amphithéatre monumental, le plus grand d'Afrique, et l'un des plus grands au monde, qui a la particularité d'avoir une forme ovale.
Après une nuit à Sfax, où à vrai dire il n'y a pas grand chose à faire ou à voir direction Matmata, surtout connu pour ses habitations troglodytes, où ont été tournées quelques scènes de Star War. Un hôtel en a même gardé quelques éléments de décors. Juste une précision au passage: si on vous dit que dans les hôtels troglodytes il fait froid la nuit, c'est simplement parce que les guides n'y sont pas allé en été, parce que je peux vous dire que ça grève de chaud là dedans! A voir surtout, le village berbère à côté, très beau et bien plus calme.
Puis est venu le moment le plus marquant du voyage, et de loin: le désert. Parti de Douze, nous avons rejoins une oasis à la porte du désert, puis après une petite balade en dromadaire (les méharées plus longues ne sont pas possible en été, il fait bien trop chaud en journée),
nous avons mangé et dormi dans le désert, sous la tente berbère.
On aurait bien dormi à la belle étoile, mais le vent rendait l'experience quelque peu désagréable... Le retours le lendemain a été vraiment sympa,
après une nuit où on a très bien dormi.
Quelques photos pour donner une idée, mais c'est plus à voir qu'à raconter, à coup sûr on y retournera
pour plus longtemps, c'est absolument magnifique. Et en prime le petit déj' avec du pain chaud, cuit dans la braise, le luxe ca tient dans les détail. On aurait bien pris un petit verre en prime, mais le bar était fermé.
Après toutes ces émotions, direction Tozeur, dans un grand hôtel, histoire de faire les légumes une journée entière au bord de (et surtout dans) la piscine. On a quand même fait un petit tours dans la palmeraie histoire de dire qu'on a visité. Très belle au demeurant. Nous avons même poussé jusqu'à visiter un musée (musée des arts populaires), joli mais très mal présenté (soit pas d'explication, soit une tartine de deux pages écrit en caractère 8).
Sur le chemin du retours, arrêt à Metlaoui pour prendre le lézard rouge, un petit train très bien restauré, avec lequel on visite des gorges
splendides. Des arrêts photos sont même prévus! Puis une petite nuit à Gafsa, et direction Kairouan. Quatrième ville sainte de l'islam, et donc très fréquentée en journée, elle a surtout pour nous été agréable par sa médina,
vraiment belle et -assez rare pour être signalé- d'une propreté impressionante. Les rues sont calmes en plus dès qu'on quitte le souk. On a quand même fait le tours des monuments, on est pas des sauvages! D'ailleurs ils valent le coup d'oeil, avec leurs mosaïques et leurs murs sculptés.
Nous sommes enfins revenus à Tunis, pour quelques jours. Au passage un super repas dans un resto sur le bord de la route, avec les carcasses de mouton accrochées devant. On choisi sa carcasse et les accompagnements, et c'est parti! Extrèmement bon, y compris les salades, accueil adorable, bref que du bonheur! Et même pas malade le lendemain!
Juste avant de rentrer en France, un petit tours à Sidi Bou Saïd, avec ses maisons blanches à volets et portes bleues, symbole de la Tunisie. Très touristique dans le centre, mais comme d'habitude en faisant quelques mètres on arrive dans les petites rues et là c'est calme. Ma fois je me serais bien vu acheter une maison dans le coin, avec vue sur la mer...
Et donc pour finir retours en France, avec perte d'une vingtaine de degrès et disparition à grande vitesse du bronzage, mais de bons souvenirs!
Au prochain épisode, soit la Suisse, soit l'Egypte, à moins que je décide autre chose d'ici là!
03:20 Publié dans ma vie mon oeuvre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
03/10/2007
Dans la verte
Après un an d'internat, d'abord en ortho (coucou Laure!) puis en cardio-pneumo, je m'aprète à partir pour 6 mois en unité, dans un régiment d'infanterie. Ca fait du bien de se dire que je vais enfin me frotter à mon métier, et quitter pour un temps l'hôpital (où je devrai revenir pour un an, il me restera encore le semestre de pédia et le semestre d'urgence).
Je commence donc la remise en condition: je me remet au footing, je tente d'alléger un peu ce corps d'athlète de quelques (...) kilos superflus, et je bois des bières (ben ouais, club des lieutenants oblige!!). Il semblerait que le médecin chef a prévu que je fasse pas mal de terrain, ma foi tant mieux ça changera de l'administratif!
Bon j'interromps là cette note, je retourne en consultation d'ophtalmo.
03:20 Publié dans la médecine | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
28/09/2007
De grâce, Legouest!
Ouf! Retours à la maison, après cette semaine qui m'a fait me souvenir que finalement l'hosto c'est pas si mal. Définitivement je ne suis plus fait pour faire 35 heures de cours par semaine, je préfère encore 70 heures d'hôpital (et ça tombe bien je commence mon retours à l'hosto par une semaine sympathique: garde 12H dimanche, puis semaine dans le service plein, puis 24 heures de garde samedi...)
On continue à compter les jours avant le stage en unité!!
03:20 Publié dans la médecine | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



